Politique : Des résultats qui interpellent et qui réjouissent !

Ils interpellent car malgré la longueur de la crise politique (plus de 500 jours), les Belges continuent à s’intéresser à la politique : ce sont 75 % d’entre eux qui marquent un intérêt encore « prononcé » pour la politique, à proportion presque égale dans toutes les régions du pays.
En effet, souvent dans ce type de crise persistante, l’apolitisme exacerbé se développe fort avec son lot de dérives extrémistes : ce n’est pas le cas à ce jour, au contraire. Certes, les Belges ont de plus en plus de mal à imaginer une issue favorable aux négociations (70 % : « On n’y arrivera plus !») et ce à peine plus en Flandre que dans les autres régions du pays) et ils sont de plus en plus persuadés (60 à 65 %) que nous nous rapprochons inéluctablement de nouvelles élections, en pointant clairement du doigt la responsabilité lourde de certains partis. Mais les données sont peut-être actuellement occupées à changer ! Nous vous avons posé la question.
Selon Marc Dumoulin, directeur de l’institut de sondages Dedicated,
« Malgré le contexte politique exceptionnel, le statuquo institutionnel semble à vos yeux devoir constituer la solution la plus probable, l’ultra-fédéralisme n’est pas la solution préférée et le séparatisme est pour ainsi dire refusé dans les 3 régions du pays (maximum 24 % d’adeptes de cette « solution finale », proportion quasi-stable par rapport à celle mesurée dans d’autres sondages il y a près de 2 ans ). Bref, pour chacune des 3 situations institutionnelles que nous avons testées (« statuquo », « hyper-fédéralisation », « séparatisme »), le scénario « émotionnel » (« Je préférerais cette solution ») est très significativement submergé par le scénario « pragmatique » /par ce qui semble réellement faisable, preuve de l’esprit concret et patient des Belges, quelle que soit la région considérée. » Il ajoute que « les partis de droite flamands nationalistes constituent certes pour la première fois dans un sondage une majorité absolue à deux mais on sait que le séparatisme constitue la principale motivation de voter pour ces partis que chez à peine 20 % de leurs électeurs »